La fertilisation, même en conditions de cultures pluviales, permet d’utiliser de manière optimale l’eau qui est souvent un élément rare dans la majorité des zones de productions céréalières.

Ainsi, un sol bien pourvu en éléments nutritifs favorise le développement des jeunes plants et la croissance des racines, ce qui permet à la plante d’explorer pleinement le sous sol humide.

La fertilisation constitue l’un des facteurs les plus déterminants dans l’amélioration de la production des cultures. Ces effets sur l’accroissement des niveaux de rendements ne sont plus à démontrer.

En général les besoins en éléments fertilisants (N, P, K) des espèces de grandes cultures pour la production de un (01) quintal du grain se résument comme suit :

Espèce Azote (kg/ha) Phosphore (kg/ha) Potassium (kg/ha)
Blé dur 3.5 1.2 à 1.5 1.5 à 2
Blé tendre 3 1.2 à 1.5 1.5 à 2
Orge 2.5 1 à 1.2 1.2 à 1.5
Pois chiche 4.48 0.77 3.8
lentille 5 1.4 3.9


Fertilisation de fond

Les modes d’apport et de fractionnement varient selon le type de sol, le niveau de richesse chimique et le pouvoir fixateur (CEC).

Dans le cas de sols pauvres, surtout si le pouvoir fixateur est élevé (CEC), il faut apporter une partie de la fumure phosphaté, sous forme soluble, au dernier moment (juste avant le semis), localisée sur les lignes de semis, quand c’est possible.

 







La fertilisation azotée

 

Le raisonnement de la fertilisation azotée se fait sur la base de la méthode du bilan qui consiste à équilibrer les besoins totaux en azote

du peuplement végétal par un stock d’azote disponible constitué

par des fournitures du sol, la fumure organique et les fertilisants. La dose d’engrais azoté correspond aux besoins de la culture en azote dont en soustrait la fourniture du sol en cet élément.

Considérant la forte mobilité de l’azote, il convient donc de fractionner la dose d’azote en deux ou trois apports, en vue de fournir l’azote au moment où la culture en a besoin et de minimiser les pertes par lessivage, volatilisation ou dénitrification, de limiter les risques de verse et de maladies et d’optimiser les rendements.

En général, dans nos conditions de production céréalière, deux types de fractionnements sont possibles :

  • 1/3 de la dose totale au semis + 2/3 de la dose totale au stade épi à 1cm.
  • 1/3 de la dose totale au semis + 1/3 au stade épi à 1 cm + 1/3 au stade montaison.

 

 

 

 

Quelques résultats de fertilisation